samedi 17 février 2018

Les 10 pires leurres de tous les temps

Voici une traduction personnelle d'un article de Thodd Kuhn publié le 8 mars 2017 sur Outdoorlife.com. De quoi rire un peu pendant la Fermeture, j'espère !!!

1-Le Laser Lure:


Basée sur un argument marketing d'une simplicité biblique, ce leurre s'est pourtant avéré un ratage complet. Une lumière clignotante, activée par l'eau, implantée dans le bec du leurre, allait à coup sûr (dixit le vendeur) déclencher l'attaque rageuse du moindre black-bass croisant dans les parages. Des sommes folles ont été dépensées en marketing pour placer le produit, compromettant même des Stars de la Pêche dans l'industrielle carambouille...

Mais, apparemment, ce leurre "miraculeux" pas réussi à déclencher l'envie de suffisamment de pêcheurs pour qu'ils cassent leur plan-épargne en les stockant par centaines dans leur garage ultra-sécurisé. Le Laser Lure a disparu dans les oubliettes vers 2012. Encore un autre leurre qui n'a pas duré.

2-ALEX LANGER'S FLYING LURE 


Selon les dires du fabricant, il s'agit là tout simplement du leurre le plus vendu de tous les temps. Bigre. Ce leurre souple appartenant à la catégories des tubes plombés en interne a été un moment l'incontournable produit des flash publicitaires (NdT : aux USA, on trouve des chaînes télévisés consacrées exclusivement à la pêche émettant 24/24) et a sans aucun doute été vendu massivement. En lui-même, la conception de ce leurre n'a rien de répréhensible ni de totalement foutraque. Mais les leurres souples nageant à reculons sur les relâchés ( NdT : comme par exemple le Specialist Joker de chez Quantum) nécessitent un minimum d'expérience de la part du pêcheur. Une expérience dont manquait certainement cruellement une majorité de ses acquéreurs...
3-Heddon Big Bud :
Titulaire incontestable du titre de "Roi de la Nouveauté merdique", le Big Bud, une des rares créations jetant l'opprobre sur l'honorable et séculaire maison Heddon n'a eu qu'une réussite. Celle d'associer la distance de lancer d'une vieille chaussure de tennis ayant mariné 6 mois dans un étang avec l'aisance de déplacement d'un camion de glaces avec un pneu à plat. Si l'on juge la qualité d'un leurre à son volume de vente, il s'agit incontestablement d'un succès commercial. Mais pour ce qui est de son usage actuel, il consiste certainement à se balancer au rythme des ornières et de Dolly Parton, attaché sous le rétroviseurs de milliers de pick-up entre les Carolines et le Rio Grande...
4- Mighty Bite :


Avec son nom évoquant plus la nourriture pour chiens qu'un leurre, le Mighty Bite a poussé des légions entières de pêcheurs à se délester de 20$ pour acquérir cette "petite merveille" leur assurant de posséder enfin le «seul système de leurre de pêche éprouvé à cinq sens» (ce qui entre nous ne veut absolument rien dire sauf dans les synapses ruinées par la cocaïne d'un "créatif quelconque, j'imagine...). Le "Kit Mighty Bite" comprenait une incroyable variété de composants destiné à faire de ce leurre une proie dont l'odeur, le goût, l'aspect extérieur et la nage devait sans coup férir réveiller l'ADN le plus féroce du plus zen des black-bass... Ce dont notre sonar personnel bloqué sur mode "cynique" n'a jamais relevé le moindre écho.



5-The Prez:



Peu importe de ce vous pouvez penser de l'administration Jimmy Carter. Nous devinons facilement votre opinion concernant le leurre à black-bass inspiré du parcours professionnel agricole du 39ème président des USA. C'est en 1976 que la marque Cotton Cordell, d'ordinaire mieux inspirée, lance ce crankbait en forme de cacahuète dans le monde de la pêche du black-bass qui réagit immédiatement par un bâillement général et quelques rires gênés... Les collectionneurs de leurres discutent encore pour définir si le leurre était réellement conçu pour attraper du poisson ou comme une farce d'un goût douteux (nous penchons résolument pour la seconde hypothèse). La bavette du leurre était par ailleurs décorée d'un sourire "buckteeth" (NdT : littéralement "dents de cerf", en français "dents du bonheur" ou "de lapin") assez similaire à celui du président Carter...


6-Chuck Woolery's Moto Lure :

Une petite vidéo de présentation qui démontre que le pire leurre des uns peut devenir le meilleur pour les autres... 


Comme vous vous en souvenez peut-être si vous êtes vieux et américain, ce bon vieux Chuck ne s'est pas contenté dans sa longue et féconde existence à révérer Dieu, voter Républicain et animer des émissions basées sur l'amour de son prochain...
Il a aussi admis avoir douté de la valeur du Moto Lure. Mais pas trop longtemps vu que d'après son témoignage, ce leurre lui a fait capturer "d'innombrables bass"... 

Et qu'il en était donc devenu le plus grand Fan (ainsi que le mieux payé à priori...). J'ai eu un copain du voisinage qui, victime de la pub, en a fait un stock conséquent. Après l'avoir lancé en long et en large assez longtemps pour développer un Syndrome du Canal carpien en attendant désespérément une attaque de bass, nous avons résolu le problème en les soulageant de leurs hameçons et en les consacrant à une tâche plus en rapport avec leur qualité : distraire les enfants dans leur bain...

7-The Trolling Boobber : 



Le "Vu-à-la-télé" Trolling Bobber vous garantissait à la fois de faire tout le boulot pour vous tout en vous ensevelissant sous des tonnes de poissons. Il suffisait de l'attacher au bateau et de démarrer le moteur. Résultat : visiblement, les pêcheurs préfèrent faire le travail eux-mêmes...

8. FISHERMAN JOE'S SWIM-N-LURE:



Ce petit leurre auto-propulsé nécessitait un "carburant-spécial" pour le faire nager. Il fallait y introduire une "poudre magique" et l'envoyer à l'eau. Laquelle eau provoquait une réaction chimique et hop-là, le leurre était sensé disparaître dans la gueule grande ouverte d'un black-bass gargantuesque. Pourtant ce leurre a fait un énorme flop. L'auto-propulsion durait à peu près 3 secondes et refaire le plein de l'engin pendant la partie de pêche était un cauchemar absolu. Pour couronner le tout, la réaction chimique "magique" ne fonctionnait que dans les eaux les plus acides. Celles que les bass bien évidemment évitent comme la peste...

9-The Hover Lure :


Selon les propos (un poil présomptueux) du fabricant, une fois que vous auriez essayé le Hover Lure, "plus jamais vous ne vous abaisserez à pêcher sous la surface". Diantre. Cette imitation de libellule ressemblait à un cafard en plastique collé à la tige d'une feuille morte dérivant en surface avec un hameçon caché dans son derrière. En théorie, les black-bass devaient engloutir la libellule avec fureur. Dans la pratique, la côte du Hover n'a jamais réellement décollé...

10-Heddon Hi-Tail :


On se souviendra pour l'éternité des tumultueuses années 60 pour trois principales raisons : l'effervescence politique, la créativité musicale et l'apparition du Hi-Tail de chez Heddon... Parmi les curiosités de l'histoire des leurres, il occupe une place tout à fait originale. A la fois wakebait, crankbait et topwater, il ressemble au final à une petite baleine (dessinée par un enfant de 6 ans moyennement doué toutefois...). La description donnée par la marque des caractéristiques de la bête sont assez parlantes (sans parler de sa totale objectivité, bien sûr^^) : " ni vous ni les black-bass ne pourrez rester de marbre face aux battements de sa caudale, à ses gargouillements plein de gaieté et son exubérance"... Mazette, tout un programme. Le Hi-Tail est resté au catalogue Heddon pendant trois ans et semble avoir été très populaire chez les pêcheurs pendant ce laps de temps... Chez les black-bass, par contre, ça n'a manifestement pas été du tout le cas.

Bien sûr, ces leurres proviennent d'une époque ancienne. Aujourd'hui, c'est différent. On respecte plus les pêcheurs. Finies les publicités mensongères, finies les tirades de mythomanes sponsorisés ou les vidéos bidonnées en bassines privées. Vive la transparence, l'honnêteté, le parler-vrai... Non, rassurez-vous, je ne suis pas en train de faire un AVC en  rédigeant cette conclusion : je plaisantais, c'est tout !!!^^




mardi 13 février 2018

Revival hivernal

Alors que les ventes de waders augmentent vertigineusement dans les D4 de Seine-et-Marne et que, frileusement calfeutré, je contemple avec une certaine gourmandise, les trombes d'eau annonciatrices d'une prochaine récolte prolifique de lombrics, la perspective d'avoir encore un mois à attendre avant l'ouverture de la truite m'est tombé sur le dos plus vite que le biker récidiviste affectueux ne tombera sur Jonathan Duval dès l'extinction des feux de leur cellule.
Heureusement qu'au hasard des blogs et autres sites dédiés à notre terrible addiction surgit parfois un souvenir des temps révolus. Le Vivif... Mon dieu... L'ancêtre des swimbaits, le Deraball des cavernes.
Bien évidemment, je m'emballe. Mais après tout, hein... Pourquoi ne pas tenter de bricoler un petit ersatz librement inspiré du Grand Ancien ? Allez, un petit challenge de fermeture, ça ne mange pas de pain...
Après un rapide tour sur les moteurs de recherche afin de disposer d'un point de départ correct, il est temps de définir ce que je vais conserver des particularités du leurre initial (à priori la caudale originale est parfaitement intouchable) et ce que je vais changer vu que je pense plutôt partir sur un moule en plâtre dur pour des raisons de coût. Quitte à revenir plus tard sur l'engin avec un moule en résine s'il rencontre le succès escompté. 
Mais ça, on ne le saura que dans un avenir encore bien lointain !!!


lundi 1 janvier 2018

Et hop, c'est reparti pour un tour !!!

Le Jerkbait magique qui ramasse les perches maraîchines à la pelle...
Disons-le d'une manière franche et massive : n'attendez pas de moi qu'à l'exemple du commun, j'aille m'appesantir sur ces meilleurs voeux, bonne année ou autres tirages de plans sur la comète dignes dans leur platitude du dernier pensum infligé par votre DRH et que la moitié de l'humanité se croit tenue d'infliger à l'autre pour de vagues raisons calendaires... Car à un moment, voyez-vous, être adulte, ce n'est pas seulement renoncer aux pantalons baggy ou aux vols avec violence en réunion. C'est aussi s'inquiéter de son taux de cholestérol, se découvrir médusé capable d'écouter, extatique, le dernier tube de Julien Doré dans son Audi achetée à crédit, voire, pour les cas les plus avérés de perversion retorse, feindre de trouver absolument passionnants les projets d'extension de véranda légèrement pharaoniques de votre voisin lorsque ce dernier vous les expose à grands traits après vous avoir coincé près du barbecue tout en vous postillonnant un peu de Beaujolais au museau...
Problème de truite ? Contacte Dédé au 50 !!!^^
En effet, être adulte, c'est aussi être réaliste et réfuter toute sorte d'hypocrisie. Pourquoi s'obstiner à souhaiter une bonne année à Josiane de la Comptabilité qui ne cesse de dénoncer la durée indécente de vos pause-cafés à Robert, le chef de service, tout en minaudant à la sournoise à chacun de vos passages de grand fauve des open-spaces à la démarche chaloupée ? Ne serait-il pas plus empreint de dignité que de gérer la situation en adulte ? Ne pourrait-on remplacer les calmants de Josiane par de la MDMA, juste histoire de mettre une touche humoristique dans ces rapports un tantinet tendus ? Moi, ce que j'en dis, hein, c'est juste une suggestion de team-building comme une autre...
Micro-crankbait destiné à préserver de la bredouille un pêcheur ligérien confronté à une éventuelle sécheresse...
Pourquoi par ailleurs persister à refiler 20 euros pour leur calendrier à des éboueurs qui d'une, ne bossent pas les jours fériés et de deux, dédaignent professionnalisme et glamour jusqu'à ne pas poser dessus lascifs et dénudés ? L'existence est pleine de ces petits détails qui clochent comme l'aurait dit le regretté Colombo à son basset bavant sur la banquette arrière de son automobile avant de boucler l'enquête et d'envoyer dans le couloir de la mort un de ces riches meurtriers californiens infoutus de sous-traiter un homicide à un gang chicano...
Une version effroyablement bon marché du Chubby Pencil 55 Illex...
Vous l'aurez saisi avec votre coutumière vivacité d'esprit : les voeux du Nouvel An, les bises claquées sur des joues moites, tout ce bonheur en tube, cette empathie factice, cette jovialité éthylique qui retombera comme un soufflé avec la gueule de bois, les premières factures de gaz et/ou la crise de foie, ça m'emmerde. Et ça m'emmerde d'autant plus quand l'avenir proche n'apparaît pas sous des aspects extrêmement jubilatoires. Tempêtes hivernales, prix du diesel, gros risque de guerre atomique mondiale... Ah ça, ma bonne dame, c'est pas bon pour le moral des ménages...
Un nouvel ersatz chinois de B'Freeze 65 vient de rejoindre ma boite à pin's.
En attendant la fin du monde et/ou la fermeture de la pêche aux leurres (deux événements que je trouve personnellement tout à fait déprimants), je range, je classe, je répare mon amas de leurres étalé à l'intérieur de moult boites. Il y a du boulot en perspective. De quoi m'occuper un trimestre... Rien qu'en bricolages en retard, ça peut même me pousser jusqu'en octobre^^...
Je fais le pari que ces deux petits crankbaits prendront une ou deux perches... Mais avant le 15 mai vu qu'après cette date fatidique, il n'y aura plus assez d'eau et sans doute trop d'algues dans les calamiteuses rivières de mon peu glorieux terroir...
Bref, pour en revenir aux choses sérieuses, j'espère bien que cette nouvelle année me verra aller plus à la pêche qu'en 2017. A priori, ça devrait être envisageable car avec moins de 30 sorties, l'année écoulée, pour diverses raisons liées à la sécheresse ou à des petits problèmes mécaniques, aura été de loin l'année pendant laquelle j'aurais délaissé le plus les infortunées perchettes qui sont mes victimes ordinaires... On fait avec ce qu'on peut...


mercredi 13 décembre 2017

Repos forcé pour raisons médicales

Un lot de simili Towadi à 1,44 euros-pièce (!) qui va faire son petit effet aux premiers beaux jours de 2018...

Parlons peu, parlons bien. Allons droit au but. Ne prenons pas les chemins de traverse propices aux circonvolutions stériles. Bref, il est temps d'admettre que la saison de pêche 2017, en ce qui concerne mon humble personne tout au moins, touche à sa fin. Il faut regarder les choses en face : tant que ma tendinite n'est pas guérie, la moindre partie de pêche tourne au masochisme. Désormais, l'objectif est fixé et il est simple : arriver en pleine forme à l'ouverture de la truite... 

Imitation Vision Oneteen +1 Megabass... 1,92 euros, what else ?^^

Ce qui est loin d'être acquis mais reste autrement plus réalisable que de s'obstiner à aller pêcher alors qu'on peut à peine tenir un volant de voiture. De toute façon, je ne rate pas grand chose vu dans quel état sont les eaux du secteur... Pour compenser le manque de pêche, il me reste de toute façon la plus facile des tentations : l'achat chirurgicalement ciblé de petits leurres odieusement contrefaits, certes, mais proches à la perfection des "originaux" vendus une blinde...
Copie Terrif DC 7 DUO... 1,68 euros... Les aspes peuvent trembler ;)










Je sais bien que ce n'est pas franchement glorieux, que je n'ai au fond aucun besoin de leurres supplémentaires quand on sait l'étendue de mon armada, et cela, sans compter le  risque de mettre des sponsos aux minimas sociaux, voire de les pousser dans une misère ignoble qui les fera rejoindre l'interminable file d'attente de la soupe populaire où anciens ouvriers et futurs SDF côtoient désormais les malheureux députés LREM peinant à joindre les deux bouts en raison de leur ridicule indemnité parlementaire. Mais l'occasion faisant le larron, je me vois mal dépenser plus pour pêcher moins, histoire d'emprunter à un justiciable célèbre une formule compréhensible par tous, y compris un fan de Johnny ayant mélangé trois tubes de Xanax avec 48 bières blondes de luxe...

Un Rapala Shadow Rap "aliexpress" pour 2 euros, ça ne se refuse pas...
Pour corroborer mes dires, il suffit d'estimer le coût de ces 4 leurres vendus en blisters "officiels" dans une boutique française... Environ 90 euros. Oui, ça monte vite quand on accepte l'escroquerie publicitaire. Là, j'en ai eu pour un peu plus de...7 euros. Mais que ça reste entre nous, hein, surtout...


samedi 25 novembre 2017

Dans l'indifférence générale...

Amas d'algues... A quelques mètres, des adolescents pagayent dans le bouillon de culture...
Terme désormais utilisé à toutes les sauces à la moindre épidémie, à la plus débonnaire agression ou au plus insignifiant massacre, la résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique pour ne plus, ou ne pas, avoir à vivre dans la dépression et se reconstruire. On est bien content de l'apprendre. Ainsi, pour user d'un exemple parlant, continuer à aller au bistrot en terrasse siroter des cocktails en tirant sur sa clope, c'était, après les tueries de masse commises par quelques arriérés, considéré comme de la résilience, voire pour les plus audacieux, de la résistance. Diantre. Comme vous y allez... Une Jeanlain, t'es Jean Moulin. Deux vodkas, Che Guévara... Bizarrement, de mon point de vue, le "concept" porte un autre nom, moins pompeux et peu suspect de vouloir se draper dans de vagues connaissances en psychologie appliquée ou le romantisme échevelé qu'on prête aux contestataires... 
Personnellement, je rattacherais ça à une école de pensée assez répandue en nos temps spectaculaires marchands, où le civisme, l'empathie ou tout simplement l'hésitation à ne pas profiter de la chute du voisin pour le dépouiller de ses biens de consommation les plus précieux, sont des denrées plus rares qu'un militant républicain en train de tracter pour Wauquiez à un tremplin hip-hop. Avec mon sens de la formule, j'ai même poussé la concision jusqu'à pondre un aphorisme la résumant de manière assez précise et dont je ne peux m'empêcher de vous livre la primeur : "les merdes, si ça m'arrive pas à moi, ben j'en ai rien à branler...".
Fin novembre, toutes les rivières du vignoble voient leur population de poissons mourir...
Ce nombrilisme, ce refus du collectif, cet individualisme petit-bourgeois comme l'aurait dit un de ces bons vieux militants staliniens avant qu'ils ne finissent néo-fascistes, oligarques ou empaillés au Musée du Salaire minimum, c'est la marque de l'époque. Finalement, quand on y pense, l'égoïsme restera comme le seul héritage de mai 68 qui aura réellement triomphé sur la distance. C'est ainsi que ce qui nous pendait au nez depuis des années est devenu réalité : la moitié (au bas mot...) des rivières du département sont devenues des cimetières à poissons. Mais ça, manifestement, tout le monde s'en fout. Il est aussi vrai que c'est bien moins vendeur qu'une buvette un jour de compète après tout...


vendredi 3 novembre 2017

Pour un billet de 20...

Le coloris de Chubby38 magique sauve-bredouille perdu (on ne sait comment...) par le Padawan mais repris en 4 exemplaires : 3 euros les 4... En gros, ça m'en ferait 20 pour le prix d'un seul dans une boutique française...

Un D-Chubby "baraque à frites disco" pour les étrennes du Padawan : 1 euro... Loin des 15 minimum à payer en France.

Un popper Storm Gomoku... 2 euros. Au lieu de 8...

Une fort belle copie du IMA Skimmer 110F... 3 euros. "L'original" est vendu 21...

Un Flutterstick Storm 7cm... 3 euros.

Une dizaine de coques vierges de "Chubby30" commercialisé jadis sous le nom de Baby crank par River2sea...5 euros.

Une copie tiptop du D Contact 50 Smith... 2 euros au lieu de 20...

Un Sparehead Ryuki DUO... 0,60 euro. A comparer aux 21 euros PPC du "vrai"...

Ce qui, pour un peu moins de 20 euros, fait 20 (!) nouveaux leurres dans la musette... Soit le tarif d'un seul D Contact (hors frais de port). De quoi laisser quelque peu songeur... Surtout lorsque l'on calcule que les mêmes leurres en même quantité m'auraient coûté au bas mot 10 fois plus en boutique...

jeudi 2 novembre 2017

La tournée des rivières mortes...

Sur des kilomètres, une couche épaisse de lentilles d'eau recouvre ce qui reste de la rivière...

Comme souvent, après une période d'abstinence halieutique contrainte, j'ai tendance à foncer à la pêche dès que je le peux, certes, mais malheureusement avec une absence de discernement qu'on ne trouve, à ce dosage, que chez le teckel bigleux confondant la moissonneuse-batteuse en action avec la bicyclette du facteur. Ou chez l'électeur macroniste se pensant de gauche mais là, on est vraiment en présence d'un cas désespéré questionnant l'euthanasie préventive... Bref, plus frétillant de la gaule qu'un de ces joyeux humanistes en position de force au sein du système et de par le fait éligibles à une entrée directe dans le Top 5 de #BalanceTonPorc, je me suis engagé imprudemment dans un périple plus "ô merdique" qu'homérique en vue de prendre une ou deux perchettes dans l'onde claire...
Sur les rares endroits sans algues, une eau noirâtre à la surface irisée n'héberge plus rien de vivant...
Première constatation : les abords des cimetières sont pris d'assaut par les derniers tenants des superstitions indigènes trottinant au ras des murs, les bras chargés de pots-de-vin déguisés en bouquets de fleurs afin, j'imagine, d'apaiser l'éventuel courroux de la Camarde (Nota bene : penser au vaccin pour la grippe...), voire la convaincre de reporter toute son attention sur un autre client en tête de liste. Bon, il va falloir s'enfoncer dans les profondeurs de la brousse vu que la place de parking est aujourd'hui plus dure à dégoter qu'un neurone chez Donald Trump. Et là, comme le veut la formule désormais consacrée par deux décennies de Grolanderies... "C'est le drame". La rivière est recouverte de lentilles d'eau ou n'est plus qu'un filet nauséabond aux relents de lisier...
Une des perchettes du jour victime d'un "One Up" aliexpress... Notez les algues bleues sur le leurre.
Pour résumer la situation, en une après-midi, j'ai essayé de pêcher sur 7 rivières différentes. Ce qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais en une seule journée. Il est même très rare (et mauvais signe^^) si j'en pêche 3 ou 4... Mais pour ce jour férié, je n'ai pas eu le choix. 90% des parcours où je me suis engagé ne m'ont permis de pêcher qu' avec de l'eau arrivant juste au dessus de la cheville alors que sur certains, en temps normaux, on pouvait jadis déjà remiser les waders pour cause de sécurité aux premières pluies d'automne (quand il y en avait encore, je veux dire...). Sur la majorité des biefs, il y a plus de feuilles mortes que d'eau. Désespérant...
Le calibre du jour. Pas de quoi pavoiser en Technicolor.
Pourtant, en bon bas du front soucieux de profiter au maximum de son jour de relâche, je me suis acharné et finalement (sur les deux dernières rivières...), ça a payé !!! J'ai commencé par deux brochets décrochés après une grosse frayeur sur mon Towadi aliexpress. Le sillage d'attaque bien visible dans l'eau, j'ai pris peur pour ce petit leurre que la boutique incriminée ne vend plus. Puis les perchettes se sont invitées, ouf, contrat rempli. Petitement mais rempli, c'est l'essentiel. Poussant jusqu'à la tombée de la nuit en m'arrêtant sur un spot ultra-fréquenté, j'ai même, de manière inespérée, piqué puis décroché successivement 3 jolies perches dont une avec un prototype de mini-chatterbait fait maison. Damned, il va me falloir résoudre ce problème d'hameçon double... Mais il s'agit là d'une dérisoire interrogation face au saccage organisé de l'environnement qui atteint cette année un niveau inédit sans que la moindre AAPPMA du secteur ne semble s'en préoccuper beaucoup plus que de la date du prochain vin d'honneur... A quelque chose toutefois malheur est bon : au final, fort égoïstement (j'en conviens mais je me mets au niveau, désolé...), je sais quelles rivières, définitivement rincées par la sécheresse et les pollutions, sont désormais à éviter...