dimanche 29 novembre 2015

A la recherche de la bassine perdue

Les choses étant ce qu'elles sont, il faut savoir raison garder. Après avoir donné du temps au temps pendant que le cochon était dans le maïs tout en ne confondant pas vitesse et précipitation, j'ai saisi le fait que les mouches avaient changé d'âne... Bref, il était temps de retourner à la pêche afin de me dégraisser les synapses des rodomontades sécuritaires un poil tardives, du frénétique fétichisme cocardier versant dans le lacrymal, sans parler de la pathétique rhétorique munichoise de certains philosophes de comptoir dotés d'un melon stratosphérique ...
Et comme la fortune sourit aux audacieux, tout spécialement s'ils sont malhonnêtes, j'ai découvert une petite bassine sise au beau milieu de mon espace vécu... Farcie de brochets comme de bien entendu, au contraire de la moindre flaque d'eau gérée par une aappma du secteur... On en reparlera... Même si la prochaine fois que j'y ferai relâche, une canne plus puissante ne sera pas un luxe^^^...


vendredi 13 novembre 2015

Come-back carnassier

Alors que la société se figeait d'indignation, réclamant à minima le retour de la peine capitale pour une poignée de gueux en pleine jacquerie s'échinant avec une belle ferveur à déchirer la chemise jusque là immaculée de leur méprisant DRH... Alors que le public s'étonnait qu'un tapeur de baballe sans cervelle ni morale puisse s'acoquiner sans la plus ténue vergogne ni la plus timorée tentative d'utiliser son résidu de matière grise avec des bandits de grands chemins jouant aux maîtres-chanteurs au petit pied... Alors que le principal sujet de polémique dans les dîners en ville consistait en l'incroyable découverte ethnologique que le sud-ouest de l'hexagone était peuplé d'humanoïdes vivant en sous-vêtements, ne faisant pas semblant d'apprécier le rugby et ne subsistant que grâce aux tartines aux pinsons ; ce met traditionnel fort délicat et si français dont les technocrates liberticides franc-maçons bruxellois à la sexualité équivoque voudraient tant les priver...

Enfin...C'est toujours ce qui est écrit dans le dernier numéro de Valeurs actuelles...
Oui, à ce moment là,  comme n'importe quel petit hobbit provincial dont la vision ne porte pas bien loin de son terrier, j'espérais aller enfin me détendre  ce week-end en allant à la pêche...

Mais bon. ça... C'était avant.

jeudi 5 novembre 2015

Pinsons sous la pluie^^

Après avoir précautionneusement pris les avis éclairés de windguru, plein champ et de la jeune fille en wonderbra qui sévit le matin sur BFM TV, j'en étais arrivé à la conclusion, basée sur la synthèse des informations émanant de ces trois sources à l'ordinaire des plus fiables, qu'il n'allait pas pleuvoir avant la nuit. Il était donc tout à fait envisageable de me rendre au bord de l'eau... Hélas, j'ai à peine esquissé quelques pas vers la rivière que la pluie se déchaîne sur ma candide personne. J'ai fait l'économie du ciré. L'après-midi va être longue...
Ayant décidé de cibler une petite portion de rivière en la "grattant" à la volontariste, je suis d'entrée surpris par les faibles niveaux d'eau. Je sais, ça fait bête mais quand on ne va pas régulièrement à la pêche, il est assez difficile de suivre les fluctuations des étiages...
Contraint et forcé, j'ai donc pêché essentiellement en Texan Light avec différents types de leurres souples dont une bonne partie de faits-maison badigeonnés d'huile de sardine... La recette du succès.
Dans une eau translucide, en slalomant parmi les feuilles mortes, les perches répandent présent. Même s'il est vrai qu'elles ne sont pas des plus monstrueuses, la fréquence des touches me permet de dédaigner un petit peu ma lente mais sûre transformation en serpillière...
Malheureusement, la nuit tombe désormais trop tôt. Les réjouissances s'interrompent donc à l'orée du crépuscule, jusre après les décrochés successifs de deux fort jolies perches sur un One Up 3" maison. Ce n'est que partie remise. Maintenant, je sais où elles habitent...
Même si elles peuvent sans doute dormir tranquille jusqu'à l'année prochaine^^...

mercredi 4 novembre 2015

Enfin une sortie...



Mieux vaut tard que jamais, j'ai enfin reçu un petit peu de réconfort en ces temps troublés. J'ai pu aller à la pêche quelques heures. Bon, autant le dire tout de suite : ce n'était pas le bon jour^^... Un vent d'est mordant, une Loire translucide et des poissons plutôt chafouins, rien ne permettait, il est vrai, d'espérer jouer les stakhanovistes du lunker fluviatile...


Ceci dit, en fait de poissons, à part un joli silure proprement nettoyé par les nécrophages rivulaires après avoir été abandonné là par quelques bas-du-front locaux, je n'aurais le douteux privilège de n'en voir que deux : un bel aspe nonchalant remontant à la peinarde un petit radier et un barbeau des plus velus qui suivra jusqu'à mes bottes un Diving Chubby...

Heureusement, à force de gratter avec une obstination pathologique les contre-remous, en exposant à tous les risques mon longbill minnow taiwanais à 1$^^, la bredouille est écartée dans les arrêts de jeu grâce à ce brochet atteignant péniblement la sacro-sainte "maille" ; cette mesure aussi laxiste qu'arbitraire qui autoriserait tous les rougeauds taciturnes du comté à l'occire séance tenante à grands renforts de coups de gourdin sur la tronche s'il venait à goûter à un de leurs vifs. Mais il faut croire que c'était son jour de chance. Il est tombé sur une grosse chochotte de la ville et a pu ainsi prestement retourner dans son repère aquatique guetter le goujon distrait, l'ablette inconséquente ou le chevesne présomptueux^^...